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BILAN ET PERSPECTIVES DES TRANSPORTS : COMMUNICATION DU MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DES TRANSPORTS !

INTRODUCTION :
A la faveur de l’avènement de la 3ème République, le secteur des Transports a engagé, de manière soutenue et durable, une dynamique de réformes courageuses, nécessaires et efficaces en vue de l’amélioration significative et la qualification de ce service public. Ces réformes entamées sous les auspices de monsieur le Président de la République et bénéficiant de tout l’appui du gouvernement ont porté et continuent encore à porter sur la réglementation, les infrastructures ainsi que les moyens de transport, des personnes et des biens, à la fois, à l’intérieur et avec l’extérieur.
Ce processus de réformes continues enregistre, depuis plusieurs mois maintenant, un énorme coup d’accélérateur et assure un fort ancrage grâce à une gestion plus rigoureuse et plus efficiente portée sérieusement sur les résultats et l’encouragement des différentes initiatives publiques, privées et mixtes visant à renforcer l’ensemble des réponses formulées par tous les acteurs concernés face aux nombreux et complexes défis de transports des populations.
Même s’il est vrai que ces réformes ont apporté et à maints égards, les preuves de leur efficacité, il en est de même qu’il est impossible aujourd’hui et à ce stade de feindre d’ignorer les énormes défis qui demeurent toujours et dont les résolutions impliquent un engagement encore plus poussé et plus perspicace.
Pour mieux concevoir et poursuivre la mise en œuvre des solutions aux maux qui gangrènent le transport guinéen, il est indispensable pour nous d’appréhender d’abord les défis actuels, d’en préciser les contours afin de bien saisir les tenants et les aboutissants dans l’ensemble des secteurs.
Ainsi, dans le domaine des transports terrestres, les problèmes que nous avons cernés résident dans l’amélioration des transports urbains et interurbains, la fluidité du trafic routier, la maitrise du parc automobile, la lutte contre les accidents routiers ainsi que le développement des chemins de fer.
Notre vision est d’assurer le contrôle et la maitrise du parc automobile par l’instauration de la visite technique automobile obligatoire et le contrôle rigoureux de l’âge minimum des véhicules à l’importation. Le renforcement du parc automobile ainsi que le régime de gestion de la société publique de transport urbain permettront de consolider l’offre afin de répondre plus efficacement aux besoins de mobilité urbaine des populations, surtout de la capitale. A travers la sécurisation des titres de transport (permis de conduire, carte grise…) et l’encadrement des auto-écoles, notre volonté est de promouvoir davantage, la sécurité routière pour l’ensemble des usagers. L’Agence Guinéenne de Sécurité Routière (AGUISER) créé à cet effet, sera notre instrument de lutte contre les accidents routiers et leurs statistiques macabres. Avec le renforcement des feux et panneaux de signalisation, nous assurerons une meilleure fluidité du trafic routier, surtout urbain.
Pour le secteur maritime, la principale difficulté demeure encore le faible niveau de compétitivité du Port Autonome de Conakry (PAC) et la faiblesse de l’offre de transport maritime urbain, malgré l’énorme potentiel que possède Conakry en la matière.
Nous ambitionnons donc à cet effet, de renforcer considérablement les capacités de notre Port pour en faire un hub au niveau de la sous-région de manière à accroitre considérable le trafic qui s’y opère. L’autre volonté nourrie toujours dans ce registre est l’obtention par le Port de Conakry de la totalité du fret malien. Car pour nous, le Port de Conakry est le port naturel du Mali. Nous développerons le transport maritime par la mise en place de la Société de Transport Maritime (STM) qui proposera, à travers des bateaux bus, une nouvelle offre de mobilité urbaine compétitive à Conakry. Cette autre offre permettra de réduire l’engorgement des voies que nous connaissons aujourd’hui à Conakry.
Dans le secteur aérien, notre appréhendons la faiblesse des infrastructures comme les causes du faible niveau de la desserte de notre pays et son incidence sur sa fréquentation.
Notre vision ici est d’aménager les aérogares régionaux à l’intérieur du pays, de renforcer les capacités d’accueil de l’aéroport international de Conakry-Gbessia de manière à développer davantage le trafic aérien et le fret qui s’y attache et initier et développer la desserte domestique et avec des capitales de la sous-région. C’est pour cette raison que nous appuyons sérieusement, le projet sous-régional de création de la compagnie ‘’Air Mano’’ qui, à terme, permettra d’instaurer des lignes entre les capitales et à l’intérieur des Etats membres de l’Union du Fleuve Mano.
Les défis dans le domaine du ferroviaire consistent en l’épineuse nécessité de la réhabilitation du chemin de fer Conakry-Kankan pour développer ainsi les échanges économiques à l’intérieur pays et avec les Etats de la sous-région.
Notre vision est d’initier le développement du ferroviaire en entamant et exécutant la première phase du projet de ce chemin de fer niger, en construisant les 42 Km (Conakry-Gomboya) ce qui permettra de désenclaver le Port Sec de Kagbélen et de désengorger, de gros porteurs, le Port Autonome de Conakry ainsi que les voiries urbaines de la Capitale.
Le secteur de la météorologie lui, est sérieusement confronté au vieillissement de son personnel exploitant. La persistance de cet état de fait nous fait courir les risques de continuité du service public de la collecte, du traitement et de la diffusion des données et produits météorologique.
Nous misons, pour y remédier, sur le renforcement des effectifs et des capacités des travailleurs. Aussi, en accord avec les départements en charge de la formation, notre volonté est de promouvoir des filières de formation des apprenants en rapport avec la météorologie de manière à pouvoir prévenir le déficit de compétence dans ce domaine vers lequel nous nous acheminons maintenant.
Le Ministère des Transports dont la mission dans le gouvernement de la République est de concevoir et de mettre en œuvre la politique de l’Etat dans le secteur des transports renouvelle, une fois de plus, sa volonté, ainsi que celle de l’ensemble de ces organismes déconcentrés et décentralisés, de poursuivre et d’amplifier les réformes en vue de garantir à tous les usagers les meilleures conditions de sécurité, de sureté, de fluidité et de confort dans tous les moyens de mobilité des personnes et des biens.
Pour assurer une meilleure compréhension de notre communication, j’axerai mon propos sur les acquis dans un premier temps pour terminer avec les perspectives.

I- DU BILAN DE LA GOUVERNANCE :
En parlant globalement des acquis du secteur des transports, depuis 2011, j’aborderai successivement, les différents progrès que nous avons réalisé, dans les domaines : terrestre, maritime, aérien et celui de la météorologie.

A- DES TRANSPORTS TERRESTRES :
Dans le domaine des transports terrestres, on peut énumérer comme acquis :

1- DU ROUTIER :
- l’intervention de douze (12) textes législatifs et réglementaires renforçant considérablement la réglementation en vigueur en vue de garantir la sécurité et la sûreté des usagers de la route,
- le renforcement de la signalisation routière à travers la réhabilitation de onze (11) carrefours en feux tricolores dans la ville de Conakry, la construction de la signalisation verticale et horizontale de voiries de Kankan et de Mamou, l’implantation de panneaux de tronçonnement à Conakry, la distribution, récemment, de 1 000 panneaux de signalisation routière pour toutes les communes de la ville de Conakry,
- la création de la Société de Transports de Guinée (SOTRAGUI) avec la mise en circulation de 50 nouveaux bus pour un trafic journalier de près de 40.000 passagers.
- l’initiation du projet en cours d’aménagement de la plateforme logistique des transports terrestres de Kouria.

2- DU FERROVIAIRE :
Quant au ferroviaire, les progrès engrangés sont entre autres :
- la mise à disposition de l’Etat, du train de banlieue « Conakry Express » pour un trafic de 10.000 passagers par jour,
- l’amélioration significative des conditions de vie et de travail ainsi que le renforcement des capacités du personnel exploitant,
B – DU TRANSPORT MARITIME :
En ce qui concerne le domaine maritime, les nombreux progrès réalisés s’articulent comme suivant :

- L’intervention du nouveau Code Maritime, assurant une meilleure réglementation du trafic en mer,

- La construction des ports de Konta (Forécariah), de Katougouma et Dapilon (Boké), de Cape Verga (Boffa),

- La construction d’un centre de formation maritime et portuaire ainsi que la formation d’une quarantaine d’agents au métier de la mer,

- La construction du quai de Kassa,

- L’implantation des feux de signalisation maritime aux débarcadères des iles de Loos pour faciliter la navigation à tout temps,

- L’acquisition de deux (2) vedettes de recherche, d’assistance et de sauvetage en mer,

- L’acquisition de deux (2) véhicules de liaison pour le centre de sécurité maritime de Conakry et de Kamsar,

- La mise en place de stations radio au niveau du centre de sécurité maritime de Kamsar et de Conakry,

- La distribution de radios portatifs VHF aux inspecteurs chargés du Port State Contrôle (PSC),

- L’instauration des campagnes de sensibilisation sur la sécurité de la navigation maritime et fluviale et la distribution systématique de plus de 39.000 gilets de sauvetage aux usagers de la mer,

- La signature d’un accord de financement avec le royaume de la Belgique pour l’installation d’un système de détresse et de sécurité maritime (station côtière),

- Le renforcement de la coopération régionale et internationale dans le domaine maritime,

- La croissance inédite du trafic portuaire avec une fréquentation de 1.184 navires en 2018 contre 694 en 2010 soit un accroissement de 71%,

- L’augmentation du trafic de marchandises par an, passant de plus de 6 millions de tonnes en 2010 contre 10.700.000 tonnes en 2018, soit une hausse de 56%,

- L’augmentation du trafic conteneurs annuel passant de 115.567 en 2010 à 286.959 en 2018 soit une évolution de 148%.

- L’extension et la modernisation du Terminal à Conteneurs grâce à la convention avec le groupe Bolloré Africa Logistics,

- L’implantation et la mise en service de cimenteries et de moulins à blé au Port Sec de Kagbélen et ses environs,

- Le dragage d’approfondissement du chenal d’accès qui a permis le placement des navires à gros volumes,

- La construction d’un quai supplémentaire à fort tirant d’eau, d’espaces de stockage de marchandises,

- La conclusion de la convention sur l’expansion et la modernisation du Port Conventionnel de Conakry avec le groupe Albayrack,

- Le développement du transport public maritime urbain avec l’ouverture des lignes Conakry-Iles de Loos,

- La construction d’un centre logistique au Port Sec de Kagbélén,

- La construction de la Gare maritime de Sandervalia,

- L’augmentation de la participation au Budget National de Développement (BND) passant de 4 milliards à 19 milliards par an.

- L’intervention de la convention avec Mayelia Logistics pour le développement du transport maritime urbain de Conakry,

- L’acquisition d’un nouveau local pour la Direction du Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC),

- L’acquisition et l’aménagement d’une aire de stationnement de 17.500 m2 pour les engins roulants,

C – DU TRANSPORT AERIEN :
Les acquis enregistrés dans le sous-secteur aérien se présentent comme suit :

- L’intervention du nouveau Code de l’Aviation Civile,

- L’augmentation du nombre de compagnies aériennes desservant l’Aéroport International de Conakry Gbessia, passant de 6 compagnies en 2010 à 13 compagnies en 2018,

- L’augmentation des trafics passagers, passant de 248.000 passagers en 2010 à 527.000 en 2018 et celle du trafic fret passant de 2.700 tonnes en 2010 à 4.600 tonnes en 2018,

- L’amélioration des infrastructures de l’aéroport de Conakry (rénovation de l’aérogare internationale, installation de 2 satellites télescopiques et construction d’un meeting point),

- L’agrandissement de l’aire de stationnement des aéronefs (Tarmac),

- La mise à niveau des équipements d’aides à la navigation aérienne,

- La modernisation des équipements de la tour de contrôle de l’aéroport de Conakry,

- L’amélioration de la sécurité incendie avec l’atteinte de la catégorie neuf (9) pour une meilleure protection des vols,

- Le renforcement de la sureté avec la mise à disposition à l’aéroport de Conakry des scanners pour le contrôle des bagages et du fret, de portiques et magnétomètres pour le contrôle des personnes,

- Le renforcement du contrôle documentaire à l’aéroport de Conakry,

-

D – DE LA METEOROLOGIE :

Dans le domaine de la météorologie, les évolutions enregistrées depuis un peu plus de huit ans à ce niveau sont :

- L’acquisition et l’installation de dix-sept (17) stations météorologiques automatiques pour des préfectures,

- L’acquisition et l’installation d’un studio de météo-média pour la diffusion du bulletin de la météorologie,

- L’acquisition des équipements pour l’archivage et la numérisation des documents et des données climatologiques,

- L’acquisition et l’installation de deux (2) systèmes de réception par satellites des informations et produits météorologiques et environnementaux,

- La dotation des pluviomètres et la formation de 1.000 paysans à la collecte et à l’utilisation des informations météorologiques et climatologiques,

- La fourniture à des millions d’usagers de l’information de données et produits météorologiques,

- La rénovation des locaux de la Direction Nationale de la Météorologie,


II- DES PERSPECTIVES :

Les progrès que nous venons d’énumérer aussi importants et consistants soient-ils ne parviennent pas encore à contenir l’ensemble de la demande sociale et économique exprimée dans ce secteur. Il est clair qu’aujourd’hui nos populations demeurent toujours confrontées aux difficultés de mobilité qu’ils s’agissent du transport urbain, interurbain ou international, du transport de personnes ou des biens et dans les différents domaines. Et c’est la responsabilité du gouvernement à travers le département des Transports à trouver les solutions qui s’imposent. C’est pourquoi, nous avons en vue à court, à moyen et à long terme des perspectives à même de satisfaire aux besoins de transport de nos populations. Ces perspectives, je les présenterai encore dans les domaines : terrestre, ferroviaire, maritime, aérien et météorologique.

A- DES TRANSPORTS TERRESTRES :

Dans ce domaine, les perspectives se révèlent comme suit :

- La création d’une société de transport de personnes à régime mixte avec l’ouverture de lignes urbaines et interurbaines,

- Le renforcement très imminent du parc actuel de la SOTRAGUI avec la récupération de plusieurs dizaines de bus du précédent parc de la société publique de transport,

- Le renouvellement et la sécurisation des titres de transport (réimmatriculation du parc automobile guinéen, carte grise et permis de conduire…)

- La construction de huit (8) centres régionaux de contrôle automobile,

- Le renforcement de la signalisation routière,

- La mise en place de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER) en vue d’accentuer la lutte contre les accidents routiers.

-


B- DU TRANSPORT FERROVIAIRE :


Les perspectives dans le transport ferroviaire sont révélatrices d’un changement profond déjà amorcé et qui se présentent comme suivant :

- La mise en ligne d’un second train de passagers dénommé « Dubreka Express » sur la ligne Fria,

- La construction de 42 Km de voie ferrée sur la ligne Conakry-Kankan pour assurer la desserte du Port Sec de Kagbélen,

- La mise en place d’une navette ferroviaire sur la voie Fria,

- L’aménagement de trois (3) voies d’évitement sur la voie CBK pour multiplier le trafic de « Conakry Express ».


C- DU TRANSPORT MARITIME :

Pour ce qui concerne le transport maritime, les projections sont :

- Le développement du transport maritime urbain à Conakry avec la création et la mise en service dans les prochains mois de la Société de Transport Maritime (STM),

- L’expansion et la modernisation du Port Autonome de Conakry avec des perspectives de compétitivité dans la sous-région, fort prometteuses,

- La construction d’une station côtière en vue de renforcer la surveillance et la sécurité maritimes.


D- DU SOUS-SECTEUR AERIEN :


Les prévisions qui concernent le domaine aérien se présentent ainsi :

- La finalisation de la mise en place de la compagnie aérienne de droit guinéen « Guinea Airlines » en partenariat avec « Ethiopian Airlines »,

- La rénovation des aéroports régionaux de Kankan, Labé, N’zérékoré…

- Le renforcement des capacités de l’Aéroport International de Conakry Gbessia en vue de l’augmentation du trafic et du fret,



E- DE LA METEOROLOGIE :


Dans le domaine de la météorologie, il est projeté entre autre :

- Le renforcement des effectifs et des capacités du personnel de la Direction Nationale de la Météorologie,

- La modernisation des équipements et des bulletins de la météorologie.

Enfin, le Département des Transports s’engage, une fois de plus, par ma voix à ce que ces perspectives que je viens d’énumérer ne demeurent pas des vœux pieux. Et malgré le contexte budgétaire difficile, dans lequel il évolue, le Ministère des Transports entend se donner tous les moyens et mettre toutes les chances de son côté pour réussir leur mise en œuvre. Je tiens également à préciser que pour la plupart des projections faites, les solutions de leur réalisation sont déjà mises en place. C’est dire que les prochains mois et années sont porteurs de bonnes nouvelles pour le secteur des transports. Et c’est à cela que nous travaillons toujours pour, dans la mesure de nos moyens, « servir la Guinée et les guinéens ».
INTRODUCTION :
A la faveur de l’avènement de la 3ème République, le secteur des Transports a engagé, de manière soutenue et durable, une dynamique de réformes courageuses, nécessaires et efficaces en vue de l’amélioration significative et la qualification de ce service public. Ces réformes entamées sous les auspices de monsieur le Président de la République et bénéficiant de tout l’appui du gouvernement ont porté et continuent encore à porter sur la réglementation, les infrastructures ainsi que les moyens de transport, des personnes et des biens, à la fois, à l’intérieur et avec l’extérieur.
Ce processus de réformes continues enregistre, depuis plusieurs mois maintenant, un énorme coup d’accélérateur et assure un fort ancrage grâce à une gestion plus rigoureuse et plus efficiente portée sérieusement sur les résultats et l’encouragement des différentes initiatives publiques, privées et mixtes visant à renforcer l’ensemble des réponses formulées par tous les acteurs concernés face aux nombreux et complexes défis de transports des populations.
Même s’il est vrai que ces réformes ont apporté et à maints égards, les preuves de leur efficacité, il en est de même qu’il est impossible aujourd’hui et à ce stade de feindre d’ignorer les énormes défis qui demeurent toujours et dont les résolutions impliquent un engagement encore plus poussé et plus perspicace.
Pour mieux concevoir et poursuivre la mise en œuvre des solutions aux maux qui gangrènent le transport guinéen, il est indispensable pour nous d’appréhender d’abord les défis actuels, d’en préciser les contours afin de bien saisir les tenants et les aboutissants dans l’ensemble des secteurs.
Ainsi, dans le domaine des transports terrestres, les problèmes que nous avons cernés résident dans l’amélioration des transports urbains et interurbains, la fluidité du trafic routier, la maitrise du parc automobile, la lutte contre les accidents routiers ainsi que le développement des chemins de fer.
Notre vision est d’assurer le contrôle et la maitrise du parc automobile par l’instauration de la visite technique automobile obligatoire et le contrôle rigoureux de l’âge minimum des véhicules à l’importation. Le renforcement du parc automobile ainsi que le régime de gestion de la société publique de transport urbain permettront de consolider l’offre afin de répondre plus efficacement aux besoins de mobilité urbaine des populations, surtout de la capitale. A travers la sécurisation des titres de transport (permis de conduire, carte grise…) et l’encadrement des auto-écoles, notre volonté est de promouvoir davantage, la sécurité routière pour l’ensemble des usagers. L’Agence Guinéenne de Sécurité Routière (AGUISER) créé à cet effet, sera notre instrument de lutte contre les accidents routiers et leurs statistiques macabres. Avec le renforcement des feux et panneaux de signalisation, nous assurerons une meilleure fluidité du trafic routier, surtout urbain.
Pour le secteur maritime, la principale difficulté demeure encore le faible niveau de compétitivité du Port Autonome de Conakry (PAC) et la faiblesse de l’offre de transport maritime urbain, malgré l’énorme potentiel que possède Conakry en la matière.
Nous ambitionnons donc à cet effet, de renforcer considérablement les capacités de notre Port pour en faire un hub au niveau de la sous-région de manière à accroitre considérable le trafic qui s’y opère. L’autre volonté nourrie toujours dans ce registre est l’obtention par le Port de Conakry de la totalité du fret malien. Car pour nous, le Port de Conakry est le port naturel du Mali. Nous développerons le transport maritime par la mise en place de la Société de Transport Maritime (STM) qui proposera, à travers des bateaux bus, une nouvelle offre de mobilité urbaine compétitive à Conakry. Cette autre offre permettra de réduire l’engorgement des voies que nous connaissons aujourd’hui à Conakry.
Dans le secteur aérien, notre appréhendons la faiblesse des infrastructures comme les causes du faible niveau de la desserte de notre pays et son incidence sur sa fréquentation.
Notre vision ici est d’aménager les aérogares régionaux à l’intérieur du pays, de renforcer les capacités d’accueil de l’aéroport international de Conakry-Gbessia de manière à développer davantage le trafic aérien et le fret qui s’y attache et initier et développer la desserte domestique et avec des capitales de la sous-région. C’est pour cette raison que nous appuyons sérieusement, le projet sous-régional de création de la compagnie ‘’Air Mano’’ qui, à terme, permettra d’instaurer des lignes entre les capitales et à l’intérieur des Etats membres de l’Union du Fleuve Mano.
Les défis dans le domaine du ferroviaire consistent en l’épineuse nécessité de la réhabilitation du chemin de fer Conakry-Kankan pour développer ainsi les échanges économiques à l’intérieur pays et avec les Etats de la sous-région.
Notre vision est d’initier le développement du ferroviaire en entamant et exécutant la première phase du projet de ce chemin de fer niger, en construisant les 42 Km (Conakry-Gomboya) ce qui permettra de désenclaver le Port Sec de Kagbélen et de désengorger, de gros porteurs, le Port Autonome de Conakry ainsi que les voiries urbaines de la Capitale.
Le secteur de la météorologie lui, est sérieusement confronté au vieillissement de son personnel exploitant. La persistance de cet état de fait nous fait courir les risques de continuité du service public de la collecte, du traitement et de la diffusion des données et produits météorologique.
Nous misons, pour y remédier, sur le renforcement des effectifs et des capacités des travailleurs. Aussi, en accord avec les départements en charge de la formation, notre volonté est de promouvoir des filières de formation des apprenants en rapport avec la météorologie de manière à pouvoir prévenir le déficit de compétence dans ce domaine vers lequel nous nous acheminons maintenant.
Le Ministère des Transports dont la mission dans le gouvernement de la République est de concevoir et de mettre en œuvre la politique de l’Etat dans le secteur des transports renouvelle, une fois de plus, sa volonté, ainsi que celle de l’ensemble de ces organismes déconcentrés et décentralisés, de poursuivre et d’amplifier les réformes en vue de garantir à tous les usagers les meilleures conditions de sécurité, de sureté, de fluidité et de confort dans tous les moyens de mobilité des personnes et des biens.
Pour assurer une meilleure compréhension de notre communication, j’axerai mon propos sur les acquis dans un premier temps pour terminer avec les perspectives.

I- DU BILAN DE LA GOUVERNANCE :
En parlant globalement des acquis du secteur des transports, depuis 2011, j’aborderai successivement, les différents progrès que nous avons réalisé, dans les domaines : terrestre, maritime, aérien et celui de la météorologie.

A- DES TRANSPORTS TERRESTRES :
Dans le domaine des transports terrestres, on peut énumérer comme acquis :

1- DU ROUTIER :
- l’intervention de douze (12) textes législatifs et réglementaires renforçant considérablement la réglementation en vigueur en vue de garantir la sécurité et la sûreté des usagers de la route,
- le renforcement de la signalisation routière à travers la réhabilitation de onze (11) carrefours en feux tricolores dans la ville de Conakry, la construction de la signalisation verticale et horizontale de voiries de Kankan et de Mamou, l’implantation de panneaux de tronçonnement à Conakry, la distribution, récemment, de 1 000 panneaux de signalisation routière pour toutes les communes de la ville de Conakry,
- la création de la Société de Transports de Guinée (SOTRAGUI) avec la mise en circulation de 50 nouveaux bus pour un trafic journalier de près de 40.000 passagers.
- l’initiation du projet en cours d’aménagement de la plateforme logistique des transports terrestres de Kouria.

2- DU FERROVIAIRE :
Quant au ferroviaire, les progrès engrangés sont entre autres :
- la mise à disposition de l’Etat, du train de banlieue « Conakry Express » pour un trafic de 10.000 passagers par jour,
- l’amélioration significative des conditions de vie et de travail ainsi que le renforcement des capacités du personnel exploitant,
B – DU TRANSPORT MARITIME :
En ce qui concerne le domaine maritime, les nombreux progrès réalisés s’articulent comme suivant :

- L’intervention du nouveau Code Maritime, assurant une meilleure réglementation du trafic en mer,

- La construction des ports de Konta (Forécariah), de Katougouma et Dapilon (Boké), de Cape Verga (Boffa),

- La construction d’un centre de formation maritime et portuaire ainsi que la formation d’une quarantaine d’agents au métier de la mer,

- La construction du quai de Kassa,

- L’implantation des feux de signalisation maritime aux débarcadères des iles de Loos pour faciliter la navigation à tout temps,

- L’acquisition de deux (2) vedettes de recherche, d’assistance et de sauvetage en mer,

- L’acquisition de deux (2) véhicules de liaison pour le centre de sécurité maritime de Conakry et de Kamsar,

- La mise en place de stations radio au niveau du centre de sécurité maritime de Kamsar et de Conakry,

- La distribution de radios portatifs VHF aux inspecteurs chargés du Port State Contrôle (PSC),

- L’instauration des campagnes de sensibilisation sur la sécurité de la navigation maritime et fluviale et la distribution systématique de plus de 39.000 gilets de sauvetage aux usagers de la mer,

- La signature d’un accord de financement avec le royaume de la Belgique pour l’installation d’un système de détresse et de sécurité maritime (station côtière),

- Le renforcement de la coopération régionale et internationale dans le domaine maritime,

- La croissance inédite du trafic portuaire avec une fréquentation de 1.184 navires en 2018 contre 694 en 2010 soit un accroissement de 71%,

- L’augmentation du trafic de marchandises par an, passant de plus de 6 millions de tonnes en 2010 contre 10.700.000 tonnes en 2018, soit une hausse de 56%,

- L’augmentation du trafic conteneurs annuel passant de 115.567 en 2010 à 286.959 en 2018 soit une évolution de 148%.

- L’extension et la modernisation du Terminal à Conteneurs grâce à la convention avec le groupe Bolloré Africa Logistics,

- L’implantation et la mise en service de cimenteries et de moulins à blé au Port Sec de Kagbélen et ses environs,

- Le dragage d’approfondissement du chenal d’accès qui a permis le placement des navires à gros volumes,

- La construction d’un quai supplémentaire à fort tirant d’eau, d’espaces de stockage de marchandises,

- La conclusion de la convention sur l’expansion et la modernisation du Port Conventionnel de Conakry avec le groupe Albayrack,

- Le développement du transport public maritime urbain avec l’ouverture des lignes Conakry-Iles de Loos,

- La construction d’un centre logistique au Port Sec de Kagbélén,

- La construction de la Gare maritime de Sandervalia,

- L’augmentation de la participation au Budget National de Développement (BND) passant de 4 milliards à 19 milliards par an.

- L’intervention de la convention avec Mayelia Logistics pour le développement du transport maritime urbain de Conakry,

- L’acquisition d’un nouveau local pour la Direction du Conseil Guinéen des Chargeurs (CGC),

- L’acquisition et l’aménagement d’une aire de stationnement de 17.500 m2 pour les engins roulants,

C – DU TRANSPORT AERIEN :
Les acquis enregistrés dans le sous-secteur aérien se présentent comme suit :

- L’intervention du nouveau Code de l’Aviation Civile,

- L’augmentation du nombre de compagnies aériennes desservant l’Aéroport International de Conakry Gbessia, passant de 6 compagnies en 2010 à 13 compagnies en 2018,

- L’augmentation des trafics passagers, passant de 248.000 passagers en 2010 à 527.000 en 2018 et celle du trafic fret passant de 2.700 tonnes en 2010 à 4.600 tonnes en 2018,

- L’amélioration des infrastructures de l’aéroport de Conakry (rénovation de l’aérogare internationale, installation de 2 satellites télescopiques et construction d’un meeting point),

- L’agrandissement de l’aire de stationnement des aéronefs (Tarmac),

- La mise à niveau des équipements d’aides à la navigation aérienne,

- La modernisation des équipements de la tour de contrôle de l’aéroport de Conakry,

- L’amélioration de la sécurité incendie avec l’atteinte de la catégorie neuf (9) pour une meilleure protection des vols,

- Le renforcement de la sureté avec la mise à disposition à l’aéroport de Conakry des scanners pour le contrôle des bagages et du fret, de portiques et magnétomètres pour le contrôle des personnes,

- Le renforcement du contrôle documentaire à l’aéroport de Conakry,

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D – DE LA METEOROLOGIE :

Dans le domaine de la météorologie, les évolutions enregistrées depuis un peu plus de huit ans à ce niveau sont :

- L’acquisition et l’installation de dix-sept (17) stations météorologiques automatiques pour des préfectures,

- L’acquisition et l’installation d’un studio de météo-média pour la diffusion du bulletin de la météorologie,

- L’acquisition des équipements pour l’archivage et la numérisation des documents et des données climatologiques,

- L’acquisition et l’installation de deux (2) systèmes de réception par satellites des informations et produits météorologiques et environnementaux,

- La dotation des pluviomètres et la formation de 1.000 paysans à la collecte et à l’utilisation des informations météorologiques et climatologiques,

- La fourniture à des millions d’usagers de l’information de données et produits météorologiques,

- La rénovation des locaux de la Direction Nationale de la Météorologie,


II- DES PERSPECTIVES :

Les progrès que nous venons d’énumérer aussi importants et consistants soient-ils ne parviennent pas encore à contenir l’ensemble de la demande sociale et économique exprimée dans ce secteur. Il est clair qu’aujourd’hui nos populations demeurent toujours confrontées aux difficultés de mobilité qu’ils s’agissent du transport urbain, interurbain ou international, du transport de personnes ou des biens et dans les différents domaines. Et c’est la responsabilité du gouvernement à travers le département des Transports à trouver les solutions qui s’imposent. C’est pourquoi, nous avons en vue à court, à moyen et à long terme des perspectives à même de satisfaire aux besoins de transport de nos populations. Ces perspectives, je les présenterai encore dans les domaines : terrestre, ferroviaire, maritime, aérien et météorologique.

A- DES TRANSPORTS TERRESTRES :

Dans ce domaine, les perspectives se révèlent comme suit :

- La création d’une société de transport de personnes à régime mixte avec l’ouverture de lignes urbaines et interurbaines,

- Le renforcement très imminent du parc actuel de la SOTRAGUI avec la récupération de plusieurs dizaines de bus du précédent parc de la société publique de transport,

- Le renouvellement et la sécurisation des titres de transport (réimmatriculation du parc automobile guinéen, carte grise et permis de conduire…)

- La construction de huit (8) centres régionaux de contrôle automobile,

- Le renforcement de la signalisation routière,

- La mise en place de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER) en vue d’accentuer la lutte contre les accidents routiers.

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B- DU TRANSPORT FERROVIAIRE :


Les perspectives dans le transport ferroviaire sont révélatrices d’un changement profond déjà amorcé et qui se présentent comme suivant :

- La mise en ligne d’un second train de passagers dénommé « Dubreka Express » sur la ligne Fria,

- La construction de 42 Km de voie ferrée sur la ligne Conakry-Kankan pour assurer la desserte du Port Sec de Kagbélen,

- La mise en place d’une navette ferroviaire sur la voie Fria,

- L’aménagement de trois (3) voies d’évitement sur la voie CBK pour multiplier le trafic de « Conakry Express ».


C- DU TRANSPORT MARITIME :

Pour ce qui concerne le transport maritime, les projections sont :

- Le développement du transport maritime urbain à Conakry avec la création et la mise en service dans les prochains mois de la Société de Transport Maritime (STM),

- L’expansion et la modernisation du Port Autonome de Conakry avec des perspectives de compétitivité dans la sous-région, fort prometteuses,

- La construction d’une station côtière en vue de renforcer la surveillance et la sécurité maritimes.


D- DU SOUS-SECTEUR AERIEN :


Les prévisions qui concernent le domaine aérien se présentent ainsi :

- La finalisation de la mise en place de la compagnie aérienne de droit guinéen « Guinea Airlines » en partenariat avec « Ethiopian Airlines »,

- La rénovation des aéroports régionaux de Kankan, Labé, N’zérékoré…

- Le renforcement des capacités de l’Aéroport International de Conakry Gbessia en vue de l’augmentation du trafic et du fret,



E- DE LA METEOROLOGIE :


Dans le domaine de la météorologie, il est projeté entre autre :

- Le renforcement des effectifs et des capacités du personnel de la Direction Nationale de la Météorologie,

- La modernisation des équipements et des bulletins de la météorologie.

Enfin, le Département des Transports s’engage, une fois de plus, par ma voix à ce que ces perspectives que je viens d’énumérer ne demeurent pas des vœux pieux. Et malgré le contexte budgétaire difficile, dans lequel il évolue, le Ministère des Transports entend se donner tous les moyens et mettre toutes les chances de son côté pour réussir leur mise en œuvre. Je tiens également à préciser que pour la plupart des projections faites, les solutions de leur réalisation sont déjà mises en place. C’est dire que les prochains mois et années sont porteurs de bonnes nouvelles pour le secteur des transports. Et c’est à cela que nous travaillons toujours pour, dans la mesure de nos moyens, « servir la Guinée et les guinéens ».